Modalités pratiques

Les séminaires sont ouvert à tous, les 3èm mercredi du mois de 17 h à 19 h à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris. La dernière séance aura lieu le 16 mars 2011.

2010-2011 : Autour des Incertitudes.

Pour cette 4ème année de travail sur les complexité de la société-monde, nous allons aborder les notions d'incertitudes. Loin de se réduire à une vue unique, le hasard et l'incertitude présentent en effet de nombreux visages. Ils renvoient à des épistémologies, des rapports au monde et des modalités culturelles diverses, parfois complémentaires, mais aussi - souvent - en tension et contradictions.

S'il est difficile de parler de l'incertain avec assurance, nous tenterons toutefois d'étudier l'incertitude à partir des diverses modalités de son appréciation : en tant qu'imprévus, aléa, risques, catastrophes, etc. Dans le cadre de notre problématique générale, celui des complexités de la société-monde, il est évident que les incertitudes concernent essentiellement l'avenir, le futur, les événements : des termes qui sont - par nature - contingents. Est-il vrai (ou est-ce une impression) que l'avenir d'aujourd'hui est plus incertain qu'hier ? Les enjeux sont importants : la place que donnons nous à l'avenir recouvre des problématiques contemporaines, celles des générations futures, de l'évolution des écosystèmes, et des politiques de civilisation ?

Calendrier des séances : 

21 octobre : Séance d'ouverture Synthèse du séminaire 2009-2010, présentation de l'orientation pour l'année en cours. "Les futurs possibles de la Société Monde", Alfredo Pena-Vega (Centre Edgar Morin) 
17 novembre "L'être humain neuronal : de la complexité dans les processus d'incertitude  à/et leur résolution neuroconnectique", Daniel-Philippe de Sudres.
15 décembre "Crises, incertitudes et narrations médiatiques"", Jean-Marc Salmon (I.T.)
19 janvier "Le principe de certitude". Yoann Moreau (Doctorant EHESS, Centre de Recherche sur le Japon)
16 février "Les incertitudes sociales : Anthropologie de l'ivresse". Véronique Nahoum-Grappe (anthropologue à l'EHESS)
16 mars Pascal Picq : "Nature/culture: le début des certitudes (scientifiques)".

date non fixée :
"Une analyse bio-anthropo-sociale de la complexité dans un processus d'incertitude", Jennifer Dunne (Sante Fe Institute) & Pablo Market (Santa Fe Institute). Séance en anglais.


2009-2010 : Complexités et Société-Monde
 
Le séminaire de cette année exposera les principaux axes de la problématique complexités et société-monde. Nous porterons l'accent sur les enjeux majeurs d'une politique de civilisation, insistant sur son caractère multidimensionnel ainsi que sur des formes d'émergences locales d'une globalisation "en métamorphose" (tel que les "Urban Farming").

Il est aujourd’hui évident que les évolutions sociales et culturelles, parties intégrantes d’un « new ideal civilisationnel », posent de nouveaux problèmes liés à des processus de régulation planétaire. Les solutions technocratiques proposées par les experts méritent des analyses critiques. Il est inutile voire néfaste, dans la période cruciale où nous vivons, de formuler des solutions institutionnelles et techniques brillantes si leur mise en œuvre est irréaliste.Dépassement ou bifurcation? « en continuité » ou « en rupture »? semblent être les deux pôles du débat actuel sur les décisions qui s’imposent quant au fonctionnement civilisationnel global. Cette perspective doit tendre vers la définition d’un ensemble favorisant une politique de civilisation touchant à la pensée, à l’économie, au social, à la culture, aux partages des savoirs et aux conditions du vivre ensemble avec l’environnement, l’éthique, le politique, etc.

Devant la formidable mutation des objets connaissances de ces dernières années, la complexité apparaît comme une méthode permettant de faire face aux défis intellectuels du monde contemporain. Malgré l’évidence d’une crise des disciplines inhérente à ces changements, entraînant à terme la disparition d’un mode de connaissance dominant, il n’y a que trop rarement les possibilités de mettre en pratique un mode de pensée complexe.L’enjeu du séminaire est de former, informer et initier les étudiants/jeunes chercheurs à ces pratiques.
Chaque expérience présentée au cours de l’année, offrira l’occasion de soulever les controverses liées à la transdisciplinarité, de confronter nos expériences et nos cadres théoriques, afin de parvenir à une compréhension concrète du monde contemporain.


2008-2009 : Les pratiques transdisciplinaires

Devant la formidable mutation des objets connaissances de ces trente dernières années, la complexité apparaît comme une méthode permettant de faire face aux défis intellectuels du monde contemporain. Malgré l’évidence d’une crise des disciplines inhérente à ces changements, il n’y a que trop rarement les possibilités d’un savoir transdisciplinaire. Nous avions donc invité chercheurs ayant pu établir, au sein du cadre institutionnel actuel, des pratiques transdisciplinaires.

Cela a été l’occasion de discuter les controverses liées à la transdisciplinarité, de confronter nos expériences et nos cadre théoriques. Cependant l'objectif de parvenir à une compréhension concrète des pratiques transdisciplinaires n'a été que partiellement atteint.

2007-2008 : La notion de Crise

Je suis tout à fait sûr d’être plus complexe qu’une amibe, sûr que l’ADN est plus complexe que le gaz carbonique, sûr que les nuages sont plus complexes que l’air stationnaire, et ainsi de suite… Partout, les visions unidimensionnelles se révèlent mutilantes et, partout les visions mutilantes commencent à révéler leurs effets manipulateurs. Il n’est pas possible — il sera probablement impossible — de mesurer exactement la complexité, car si nous estimons sa valeur en termes de plus ou moins, elle ne représente pas moins une réalité aux dimensions multiples qu’on ne peut réduire à une mesure linéaire. Nous devons faire très attention aux mesures linéaires appliquées à un système multidimensionnel. Nous avons poursuivi l’analyse de cette problématique, toujours à travers le prisme du paradigme de la complexité, en nous penchant sur le cas des crises. Qu'est-ce qu'une crise ?