Mercredi 19 mai 2010
17h00-19h00
Dominique Méda
Salle 01, 105 Bd. Raspail, 75006 Paris
"Comment en est-on venu à prendre la croissance du PIB comme indicateur de notre bien-être collectif ? Il faut revenir à l’idée du progrès et de réussite individuelle qui a présidé à la naissance de la science économique. Mais aussi reconnaître les difficultés à construire d’autres indicateurs de la richesse. Pourtant, devant le constat, largement partagé, des limites de nos mesures actuelles, d’autres propositions émergent pour mieux mesurer la croissance et, surtout, le bien-être" (D. Méda, "Quel progrès faut-il mesurer ?", Revue Esprit, Juin 2009, lisible en intégralité ici).
Ce 19 Mai nous accueillons Dominique Méda. Nous lui avons proposé d'intervenir sur la question des processus de régulation planétaire, notamment sur les nouveaux indicateurs. Cette perspective sera abordée en articulation à la politique et à une économie contemporaine dont l'échelle est celle d'une société monde.
Ce 19 Mai nous accueillons Dominique Méda. Nous lui avons proposé d'intervenir sur la question des processus de régulation planétaire, notamment sur les nouveaux indicateurs. Cette perspective sera abordée en articulation à la politique et à une économie contemporaine dont l'échelle est celle d'une société monde.
Bibliographie (réf. Wikipédia) :
Dominique Méda est une sociologue française. Normalienne, énarque et inspectrice générale des affaires sociales, elle a particulièrement écrit sur le thème du travail.
Depuis 1993, date de son premier ouvrage collectif (Politiques sociales, FNSP/DALLOZ), elle mène une réflexion philosophique et sociologique sur la place du travail dans nos sociétés, les rapports entre économie et politique, les instruments avec lesquels nous mesurons la richesse d'une société, la place des femmes dans l'emploi, le modèle social français. En 1995 elle écrit Le travail. Une valeur en voie de disparition (Aubier, puis Champs Flammarion) qui suscite un vaste débat. En 1999, elle publie Qu'est-ce que la richesse ?, (Aubier puis Champs-Flammarion) dans lequel elle met en évidence les limites du produit intérieur brut comme indicateur de richesse sociale et propose une politique de civilisation appuyée sur une nouvelle conception de la richesse et du progrès, et de nouveaux indicateurs.
Ses ouvrages récents sont consacrés à la place des femmes dans l'emploi, notamment dans les pays nordiques (et constituent un plaidoyer pour un meilleur partage des tâches domestiques et parentales entre les hommes et les femmes et une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale pour les hommes et les femmes, ainsi qu'une amélioration de la place pour les femmes dans l'emploi) et au modèle social français. Dans Faut-il brûler le modèle social français ?, Seuil, 2006, Dominique Méda et Alain Lefebvre analysent en profondeur les dysfonctionnements du modèle social français, les atouts du modèle nordique et appellent à la mise en place rapide d'une social-démocratie à la française.
Ancienne élève de l'École normale supérieure et de l’École nationale d'administration, agrégée de philosophie, elle a été professeur à l'Institut d'études politiques de Paris. Elle est habilitée à diriger des recherches en sociologie. Dominique Méda est actuellement directrice de recherches au centre d'études de l'emploi. Elle est chevalier de la légion d'honneur.

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